Collection «Miroir» : Objets faits à la main au Manitoba français

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INTRODUCTION

Devant le bouleversement culturel et linguistique qui s'opère au Manitoba français, il est à se demander quelle vitalité les francophones connurent par le passé.

Nous savons tous l'apport d'individus à l'histoire de la province et de l'Ouest tout entier : les Radisson et Groseillers, les d'Iberville, les LaVérendrye, les Lagimodière, Provencher, Taché, Riel. Qu'en est-il cependant de la vie communautaire? A-t-elle pu créer et faire vivre une culture? Cette culture s'est-elle particularisée de la culture mère? S'exprime-t-elle encore de façon distincte? Que devons-nous penser de nous-mêmes devant le Québec qui, malgré notre attachement à lui, préfère jouer le grand frère aux lointains Louisianais plutôt que de s'intéresser à nous, ou même, d'admettre que nous existons? Faut-il rappeler les liens de parenté qui nous relient aux Québécois et qui remontent tout au plus, pour la plupart, à la cinquième génération?

Un peuple, semble-t-il, se définit largement par les objets qu'il façonne. En présentant cette exposition d'objets faits par les francophones du Manitoba, nous espérons apporter quelques réponses à ces questions. En plus espérons-nous pouvoir apprécier ce qui nous distingue pour le valoriser. L'habitude des choses les rend souvent banales, moins attrayantes et cela surtout en milieu minoritaire où la culture du plus fort s'impose si facilement.

Notons au prime abord que les restrictions de temps pour la recherche, ainsi que la disponibilité des objets, nous ont obligés à faire une sélection un peu arbitraire. Sans doute existe-t-il en certains cas de meilleurs exemples que ceux que nous présentons. Je pense à des meubles canadiens* et à de magnifiques fauteuils Louis XVI. Encore aurait-il fallu vouloir nous les prêter.

LES MÉTIS

Les Métis de la Rivière-Rouge, comme le démontre un article paru récemment dans The Beaver, commençaient à se doter d'un artisanat original. S'exprimant surtout par le vêtement, ils avaient réussi à marier la coupe européenne à un style de décoration indienne. Voir le manteau métis, œuvre no 26. La défaite de la nation métisse entraîna la disparition de cet art. Ceux parmi leurs descendants qui ne préférèrent pas l'exil vers les terres plus à l'Ouest, s'intégrèrent graduellement aux Canadiens et adoptèrent ipso facto leur culture. La bannière de l'Association Saint-Joseph de l'Union Métisse, tout à fait dans le style des bannières religieuses canadiennes, illustre à merveille ce transfert (n° 64).

LES RELIGIEUSES

L'amour des arts européens a été répandu dans l'Ouest, comme il l'avait été en Canada, par des religieuses. Nous traçons en fait une ligne directe à partir des Ursulines de Québec qui apportèrent la «science des ouvrages» de [la France n1] à Québec; passant par Mère Marguerite d'Youville, leur élève; et les Sœurs Grises de Montréal, sa communauté, dont quatre religieuses vinrent s'installer à la Rivière-Rouge en 1844. Dès leur arrivée, ces pionnières établirent un couvent où s'enseignèrent tous les arts : le filage, le tissage, la broderie, le crochet, le tricot, le chant et le piano.

En 1851, l'artiste du groupe, Sœur Lagrave, peignit les murs de la cathédrale de Mgr Provencher de guirlandes de fleurs, ouvrage qui, rapporte-t-on, impressionna fortement la population. Si les gens du peuple s'adonnèrent continuellement à l'artisanat, fabriquant une diversité d'objets pour satisfaire à tous leurs besoins, l'influence des religieuses (et plus tard des religieux) en matière d'art, d'ouvrages de goût, demeura de toute première importance. Combien de Franco-Manitobains s'initièrent à la peinture en admirant les toiles ornant nos églises! Comment ne pas voir de ressemblance dans le style entre la bannière de l'Association métisse et la décoration de chapelle de l'abbé Jean-Marie Comte (no 74) et encore entre ces deux objets et le dessin du cadre des finissants 1925-1926 du Collège de Saint-Boniface (no 48)! Pour les générations d'avant la télévision et l'accès aux images et à l'information de toutes sortes, les ouvrages des Sœurs - niches (no 63), Jésus de cire (no 62), cartes de souhaits (nos 59 et 60), palmes (no 61), et fleurs artificielles (no 50) - demeurèrent source d'admiration et d'inspiration. Nul du peuple ne pouvait souhaiter égaler en perfection l'habile travail des religieuses. Aussi leurs ouvrages devinrent-ils les modèles. Même les artisanes et mères de familles les plus vertueuses pour ne pas dire les plus habiles ne pouvaient rapiécer un vêtement comme les religieuses. Les Missionnaires Oblates, communauté fondée au Manitoba, dont nous exposons une partie du costume (no 51), se montrèrent d'excellentes couturières. Réputées pour la confection de soutanes et de vêtements sacerdotaux (no 52), elles s'attirèrent jusqu'à nos jours une clientèle venant de tous les coins du Canada et des États-Unis. Semble-t-il qu'elles savaient satisfaire, dans la coupe, les goûts les plus exigeants.

Le contexte religieux d'alors n'encourageant pas l'innovation, l'enseignement des religieuses dont nous avons un reflet dans le dessin de l'élève Eugénie Kéroack (no 47) et dans la toile de Sœur Marie-Léonille, S.N.J.M. (no 65), prôna le conservatisme au détriment d'une expression originale. Il est intéressant par exemple de noter que le dentiste Paul-Émile Laflèche, orfèvre autodidacte, produisit presque uniquement des vases sacrés (nos 67 et 68) et ce comme expression toute naturelle de sa piété.

Enfin, ne faut-il pas ne pas se surprendre que les manifestations les plus grandioses de l'art populaire se rattachèrent au culte, et qu'elles se soient produites souvent sous l'influence, sinon sous la direction, des religieuses : décorations de cloches pour leur bénédiction (no 72); décoration d'intérieur d'église; processions, et reposoirs de la Fête Dieu (no 73).

POPULATION CANADIENNE ET EUROPÉENNE

Même après des recherches aussi élémentaires que celles que nous avons faites, il est clair que la population francophone s'entourait de tous les objets qui lui étaient traditionnels. Certes, nous nous reportons à une époque où il entrait dans l'ordre de fabriquer ce dont on avait besoin. Néanmoins il fait chaud au cœur de voir la fidélité qu'on accordait au traditionnel.

Il était courant chez les Canadiens et chez les Français par exemple, pour le père, lorsqu'il savait travailler le bois, de fabriquer du mobilier pour ses enfants qui se mariaient (nos 2 et 4).

Chez les Canadiens on resta attaché à l'architecture de la Belle Province (nos 77 et 17), à la chaise à siège tressé (nos 1 et 2), à l'armoire bien dans le style du Québec (no 4), au coffre à linge dont s'enorgueillissent encore aujourd'hui les jeunes mariées (no 3).

Et que dire de la berçante, des huches à pain, des rouets, des grandes tables de cuisine que seul le manque d'espace a exclus de cette exposition.

Puis l'ouvrier eut besoin d'outils : d'où la scie à tendeur, les pinces à forgeron, le couteau à betterave (nos 13, 14 et 10).

Grand-maman, elle, fila comme elle l'avait toujours fait. Elle tissa (no 23). Elle produisit couvre-lit et catalognes (nos 21 et 19).

Loin des sources, à une autre époque, le Canadien sut innover. Voir la construction originale du coffre, l'emploi de bas de nylon et de jupons de soie dans la confection de catalognes. Voir aussi le calice tout à fait original illustrant la vie du Christ.

Moins d'objets nous parviennent des Français, des Belges, et des Suisses, arrivés plus récemment et en plus petit nombre. Signalons cependant un hachoir à tabac dans le modèle belge (no 9), une champlure à baril de vin (no 7), et quelques outils (no 11 et 12).

Les Européens semblent avoir contribué par contre, au début, d'avantage à la «haute culture» des francophones du Manitoba. Le Golden Boy, symbole presque du Manitoba dressé sur le dôme du palais législatif, ainsi que plusieurs sculptures à l'intérieur, sont du Parisien Georges Gardet, tandis qu'[Eugène Benet] signe le monument aux soldats français érigé devant la cathédrale de Saint-Boniface. Les sculpteurs manitobains Marguerite Taylor et Hubert Garnier sont tous deux nés en France.

Plus libres d'esprit suivant les révolutions idéologiques subies en France, les Européens innovent, s'entourent de fanfares, entraînent davantage les Canadiens vers les arts de la poésie, de la musique et du théâtre. Voir les chants d'Edmond Buron et de Pierre Lardon sur la musique de Paul Salé (nos 38 et 39), les souvenirs du curé Jolys (no 41).

Toujours foncièrement indépendants, frondeurs même, les Canadiens expriment leur humour gaillarde dans La Petite Feuille, hebdomadaire publié en joual et en flamand (no 42).

EN BREF

Somme toute, y a-t-il là matière à former une culture? Nous avons mentionné que nous aurions pu exposer bon nombre d'autres objets, de toutes sortes. En fouillant un peu, nous pourrions reconstituer tout un monde : des ateliers d'ouvriers, étables et maisons typiques. Nous pourrions rappeler des manifestations culturelles touchant tous les domaines : le religieux, les divertissements, les arts. Qu'il se soit établi et maintenu une communauté francophone au Manitoba, cela est incontestable. De là à dire culture? Voilà qui devient plus difficile à affirmer.

Qui dit culture, dit non seulement survivance, mais originalité. En quoi donc se distingue la culture des francophones du Manitoba? D'abord par le passé métis que rien ne nous empêche de faire revivre. Sans doute notre caractéristique la plus originale, où nous aurions tout avantage à trouver inspiration. Puis, il y a l'apport des groupes européens, qui vers les [années] 1890-1910 s'ajoutent et s'intègrent au noyau canadien, lui donnant un souffle nouveau. Enfin, tous fils de voyageurs, de rapatriés, de colons, nous nous relions aussi à cette autre mentalité du Canadien, celle du nomade plutôt qu'à celle du sédentaire. Ce détachement de la source vive nous vaut encore aujourd'hui, ainsi qu'à beaucoup d'autres francophones du Canada nés en dehors du Québec. Ne nous permet-il pas souvent de poser sur l'ensemble de la culture française en Amérique un regard frais et constructif? À ce sujet, il serait intéressant de dresser une liste des personnalités et des créateurs québécois actuels nés «outre frontières».

La culture française au Manitoba n'a certes pas connu une assez longue histoire pour se définir clairement. Elle a connu tous les éléments de base, mais il lui aurait fallu un isolement de quelques centaines d'années à elle aussi pour se développer de façon autonome.

Exclus du Québec, les Franco-Manitobains peuvent au moins se rassurer d'un passé à eux et se définir à partir de caractéristiques qui leur sont propres, tout aussi fragiles soient-elles. C'est déjà beaucoup.

Espérons maintenant que cette exposition appuiera nos institutions à se donner comme priorité de documenter et de faire valoir par des recherches, des collections, l'héritage particulier des francophones du Manitoba et de souligner l'apport constant de ces francophones à la vie française du Canada. À nous de nous définir. D'autres ne le feront pas.

Nous donnons au nom Canadien [et à l'adjectif] le sens original, c'est-à-dire celui né au Canada, d'origine et d'expression française.

LISTE DES OBJETS EN EXPOSITION

OBJETS MÉNAGERS

CHAISE
à siège tressé en écorce de bouleau. Famille Vincent, Saint-Georges, ca 1900. L'emploi de [1'aubier de 1'orme] est particulier à cette région. L'écorce [peint] prend l'allure du cuir et est aussi dure que le bois. À noter que les poteaux carrés sont typiques des chaises canadiennes. Coll. Musée de Saint-Boniface.
CHAISE
à siège de babiche tressée, renforci de corde. Provient d'une famille de Saint-Georges, ca 1910. Lorsque le garçon se maria, le père lui fit, à partir d'arbres coupés sur ses terres, une table, deux chaises berçantes et six chaises de cuisine, dont celle-ci. Coll. Gérard Prenovault.
COFFRE
de cèdre, Napoléon Paradis, Saint-Pierre, ca 1937. Méthode de fabrication originale utilisant pour former les parois, des bandes de cèdre dont les tons alternent du pâle au foncé. Les bâtons se rencontrent aux jointures à l'exemple des maisonnettes en troncs d'arbre équarris. Selon sa fille, M. Paradis travaillait entièrement «de sa tête». Coll. Cécile Mulaire.
ARMOIRE
à linge construite par Flavien Baril, Saint-Norbert, ca 1908-1909. Malgré qu'elle ressemble d'assez près au modèle d'armoires de cuisine, celle-ci se particularise par l'emploi qu'on lui destina et par sa fabrication en chêne. M. Baril, menuisier et forgeron au «Collège d'agriculture» (devenu depuis l'Université du Manitoba) offrit l'armoire à sa fille en cadeau de noces. Coll. famille Norbert Chaput.
MÉTIER
à piquer les couvre-lits. Famille Oscar Guénette, Saint-Pierre, s.d. La fantaisie du menuisier s'exprime dans les pattes quelque peu travaillées de cet objet utilitaire. Coll. Réal Bédard.

OUTILS ET ARCHITECTURE DOMESTIQUE

ATELIERS DE LA COURS À BOIS RAT PORTAGE.
Saint-Boniface, s.d. Les ouvriers sont à construire le grand escalier du Petit Séminaire (devenu le Collège de Saint-Boniface). Photographie coll. S.H.S.B.
CHAMPLURE
de bois pour baril à vin, région de Mariapolis, s.d. Coll. Gérard Prenovault.
CINTRE
en bois, fait par Lucien Vermette, âgé de quatorze ans, Saint-Pierre, ca 1938. Coll. France Lemay.
HACHOIR
à tabac. Modèle belge de la région de Mariapolis, s.d. Coll. Gérard Prenovault.
COUTEAU
à betterave à sucre, Moise Richard, Saint-Eustache, 1938. Le crochet au bout du couteau sert à prendre le légume du sol. Coll. Musée de Saint-Boniface.
MAILLET
de bois, région de Mariapolis, s.d. Coll. Gérard Prenovault.
SERRE
faite à partir de morceaux d'une ancienne machine à laver. Famille Cheramy, belge, Saint-Boniface, ca 1915. Coll. Gérard Prenovault.
SCIE
à [tendeur], Saint-Pierre, s.d. Coll. Musée de Saint-Boniface.
PINCES
de forgeron, Famille Ledet, Sainte-Geneviève (La-Poche-au-lièvre), s.d. Coll. Musée de Saint-Boniface.
COFFRE
de fer blanc fait par Louis Tessier, ferblantier de Saint-Pierre, ca 1908. A servi à Joseph Gladu, neveu de Louis Riel, à transporter le courrier dans la région d'Otterburne et de Carey, ca 1908-20. Coll. France Lemay.
VILLAGE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE,
s.d. Noter les mansardes à deux ou quatre versants. La mansarde, d'origine française est parvenue au Canada au dix-neuvième siècle via les États-Unis. Noter l'étable à gauche au pignon en croupe, également d'origine française. Photographie coll. S.H.S.B.
MAISON :
mansarde à quatre eaux avec dépendances, murs de bois à queue d'aronde, recouverte de terre blanche, Saint-Laurent, ca 1910. La méthode de construction en pièce sur pièce assemblées à queue d'aronde et encore la méthode dite poteaux sur sole, qu'on appelle couramment style de la Rivière-Rouge ou style de la Compagnie de la Baie d'Hudson, sont toutes deux d'origine canadienne (québécoise) et française. La région de Saint-Laurent a été habitée surtout par des descendants de Métis et des familles de colons français arrivés au pays entre 1890 et 1910. Il y subsiste les exemples les plus intéressants d'architecture canadienne. Photographie coll. Archives provinciales du Manitoba.
PRESBYTÈRE DE SAINT-PIERRE-JOLYS,
1889. Mansarde à deux eaux ornée de deux galeries longeant la façade, l'une à l'étage des combles. Noter la surélévation du carré sur le solage. Charpente et menuiserie réalisées par Messieurs Ladouceur et Marcotte de Saint-Pierre. Photographie coll. S.H.S.B.

COUVERTURES DE LIT

CATALOGNE
faite de guenilles de cotton par Céline-Ursule Boisjoli née Boily, La Broquerie, 1940. Deux autres catalognes de Mme Boisjoli sont exposées dans l'armoire. Celles-ci sont entièrement confectionnées de bas de soie et de jupons de nylon. Mme Boisjoli était mère de cinq filles. 1945-1946. Coll. Marie-Jeanne Gauthier.
COURTEPOINTE
(piquée) à motif géométrique blanc et rouge, faite récemment par Fernande Dupuis de Letellier. Patron canadien apporté au Manitoba par la grand-mère de Mme Dupuis. Coll. France Lemay.
COUVRE-LIT
à carreaux décorés de motifs appliqués, fait par Mme Joseph Provost, Saint-Jean-Baptiste, 1895. Les carreaux ont été découpés dans l'étoffe sombre de vieux complets tandis que les rondelles de feutre appliquées proviennent de tables de billard. Coll. Rose Bouchard.
COUVRE-LIT
fait de morceaux de tissu de coupes irrégulières. Marie Gauthier, née Cournoyer, Lorette, 1946. Coll. Marie-Jeanne Gauthier.
COUVERTURE
de laine du pays, montée sur cotton à tisser. Faite au métier par Joséphine Kenny (Mme Émile Robert) de Aubigny, ca 1927. Ornée simplement de trois barres vertes à chaque extrémité. (Le nom irlandais dans ce contexte français est significatif de l'époque au Manitoba où les francophones assimilaient leurs concitoyens.) Coll. Germaine Prenovault.
COUVRE-LIT
tricoté à la broche avec du cotton à tisser. Réalisé par Joséphine Kenny (Mme Émile Robert) de Aubigny, ca 1930. Malgré que le dessin du tricot ne soit pas original, l'artisane a choisi pour sa couverture une bordure provenant d'un autre patron. Coll. Germaine Prenovault.
MADAME MERCIER, PIONNIÈRE DE SAINT-JOSEPH, ET SA FILLE
ca 1880. Les colons de la région de Saint-Joseph furent surtout rapatriés de la Nouvelle-Angleterre. Sur cette photographie, l'on aperçoit Mme Mercier filant le lin. Sa fille tient dans ses mains une gerbe de lin. Derrière elles sont étendus des couvre-lits. À leurs pieds : une catalogne. Photographie prise par Charles Aymard donnant comme adresse le bureau de postes de Saint-Pierre-Jolys. Coll. S.H.S.B.

VÊTEMENTS

MANTEAU
de cuir, peint dans le style floral des Métis de la Rivière-Rouge, obtenu par la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1821. Coll. La Compagnie de la Baie d'Hudson, «Petit Fort Garry» (le fort Garry d'en bas). Photographie du manteau gracieuseté de cette institution.
ENSEMBLE DE BAPTÊME
lainage fin orné d'une dentelle achetée; confectionné et brodé à la main par Camellia Phaneuf, Saint-Boniface, ca 1905. Coll. Lynette Lashalt.
MANTEAU
de laine imitant la fourrure, fait par Mme Claire Cormier pour son petit garçon, La Salle, 1917. Coll. Aurore Cormier.
ROBE ET JUPON
de jeune fille, modèle original dans le style de l'époque, faits par Mme Ernest Provencher, Saint-Boniface, ca 1920-1930. Coll. France Lemay.
JOSEPH, ENFANT DE OVIDE ET DE ADÉLINDE PRÉFONTAINE À DEUX ANS.
Saint-Pierre, ca 1891. Nous apercevons le bébé dans une robe que sa mère, sœur du sculpteur Olindo Gratton, lui avait confectionnée. La robe est décorée entre autres d'un ruban et au bas d'une bordure de fleurs brodées. Photographie coll. Cécile Mulaire.

JOUETS

POUPÉE
avec tête et mains faites de pomme séchée, confectionnée par Clara Désautels, Saint-Georges, 1973. Genre de poupée typique des Indiens d'Amérique et qui a pu se perpétuer chez leurs descendants métis. Par héritage nous pouvons le considérer propre aux francophones de l'Ouest. Ici, Mme Désautels a représenté un Métis sciant son bois. Coll. Bernard Mulaire.
POUPÉE
telle qu'on en faisait avec un mouchoir carré ou une serviette, région de Sainte-Agathe, 1920-1940. Méthode recueillie par Noëllie et Émile Pelletier.
VÊTEMENTS
de soie pour poupée de lit, faits par Anna Beaupré, Saint-Boniface, 1920. Coll. Juliette Huot.
CARROSSE
de poupée fait par Albert Cormier pour ses filles, La Salle, ca 1910. Coll. Aurore Cormier.
TRAÎNEAU
rouge et vert d'enfant imitant les traîneaux à chevaux d'adultes, fait par Wilfrid Lahaie, menuisier de Sainte-Rose-du-Lac, pour son neveu, 1935. Coll. famille Lahaie.
CAGE D'OISEAU
Alphonse Péloquin, Sainte-Agathe, 1930. Coll. Musée de Saint-Boniface.

OBJETS DE CULTURE ET DE DIVERTISSEMENT

CHANSONNIER
: cahier de chansons populaires recueillies par Joseph-Hilaire Mulaire, Otterburne et Saint-Pierre, 1897-1918. De l'époque où tous devaient assurer chants ou musique pour égayer les soirées sociales. Deux chansons au moins, d'entre les quelque quarante, sont de composition locale : LE Départ de Louis Riel (départ, semble-t-il, du Collège à Montréal) et Les filles du Manitoba. Nous ne savons pas pourquoi M. Mulaire a transcrit seulement le premier couplet de la chanson Riel. Les anciens cependant croient y voir un geste de prudence. On peut dire ce que l'on veut, mais «ce qui est écrit, reste écrit», pensait-on. Il faut se rappeler que les francophones mêmes ne s'entendaient pas sur le rôle qu'avait joué Louis Riel et qu'existait toujours le danger des représailles. Coll. Jean-Marie Mulaire.
EN NOUANT SA RAQUETTE, ROMANCE MANITOBAINE
, paroles d'Edmond Buron, musique de Paul Salé, dessin de M.S., 1896. Chant composé à Saint-Boniface pour le Club de raquette Le Voyageur. Sur la couverture du feuillet, on lit : «En vente chez Labruère Pacaud, libraire, 300, rue Main, Winnipeg». Coll. S.H.S.B.
LA CLOCHE DE SAINT-BONIFACE
paroles de Pierre Lardon, Winnipeg; musique de Paul Salé, Saint-Boniface. Publié à Saint-Boniface, 1920. Autographié. Coll. Mme Victor Gooch.
PROGRAMME de l'ARLÉSIENNE
pièce d'Alphonse Daudet, présentée au théâtre Walker de Winnipeg par le Cercle Molière, le 7 mars 1928. Adaptation et mise en scène de Mme Pauline et de M. Arthur BoutaI. Couverture en quatre couleurs du programme dessiné par Pauline Boutal; gravée sur linoléum par Arthur BoutaI. Programme imprimé par l'Imprimerie de La Liberté. Mme Boutal, chef de file dans le monde du théâtre et des arts au Manitoba français, travailla pendant plusieurs années pour Brigdens, maison d'art publicitaire à Winnipeg. Coll. Cercle Molière, Saint-Boniface.
PAGES DE SOUVENIRS ET D'HISTOIRE
historique de la paroisse de Saint-Pierre-Jolys, par Jean-Marie Jolys, curé, s.l., [1914]. Reliure de luxe. Exemplaire ayant appartenu au Dr F. Lachance. Coll. S.H.S.B.
LA PETITE FEUILLE
vol. 2, no 2, hebdomadaire publié en joual (avant la lettre) et en flamand par Georges l'Évêque, Saint-Boniface, 1912-1914. Coll. S.H.S.B.
ATELIERS DE CANADIAN PUBLISHERS
imprimerie dirigée à Winnipeg par les Pères Oblats. Sensibles aux intérêts des groupes ethniques, les révérends pères imprimaient non seulement en français, mais également en ukrainien et en polonais. Photographie coll. S.H.S.B.
DEUX BOUQUETS
en coquillage avec vases, Hélène Robert, Aubigny, ca 1972. Les coquilles de l'un ont été laissées au naturel, tandis que, de l'autre, elles ont été teintes rose, et vernies. Les vases ont été recouverts de cordes nattées et cousues par Odias Robert, époux de Madame. Coll. Hélène Robert.
PETITES CARTES
de souhait ornées de motifs réalisés en frivolité, Francine Morier, Saint-Boniface, 1975. Dessins originaux. Coll. Bernard Mulaire.
CENTRE DE TABLE
en toile, avec bordure et insertions crochetées, fait par Philomène Lemoine (Mme David Dorge) de Sainte-Agathe, 1924-1925. Les États-Unis ayant depuis longue date été pays de prédilection pour les Canadiens français, il paraît à propos que l'artisane se soit servie d'un patron intitulé American Beauty. Notons qu'elle a préféré donner au modèle trois insertions au lieu des quatre prescrites. Prêté par Philomène Dorge.
CHUTE DE NIAGARA
dessin au fusain et à la craie blanche sur papier, copié d'une photographie ou d'une gravure populaire par Eugénie Kéroack alors qu'elle étudiait chez les Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, Winnipeg, 1890. Cette œuvre révèle le genre d'enseignement artistique qui s'est poursuivi dans nos institutions religieuses. Coll. Germaine Prenovault.
BACHELIERS ÈS ARTS 1925-1926
Collège de Saint-Boniface. Dessin à l'encre et à la gouache, Georgeline Senez, Saint-Boniface. Le Manitoba français n'a pas produit tellement de grands artistes malgré qu'il a toujours eu, et jusqu'à nos jours, ses artistes commerciaux et ses photographes. Il [est intéressant] de noter qu'une femme réalisait le cadre des finissants de cette institution masculine. Coll. S.H.S.B.
INTÉRIEUR DE LA TABAGIE J.B. LeCLERC
de Saint-Boniface, 1912. Le mur du fond est peint de quatre colonnes ornées de fleurs. Une inscription vante les mérites de la «célèbre pipe Peterson». Le tout, de style art nouveau, est signé et puis inscrit F.D. Pambrun, peintre. Photographie coll. Le Musée de Saint-Boniface, copie des Archives provinciales du Manitoba.

OBJETS RELIGIEUX, COUVENTS ET ÉGLISES

COURONNES
de roses blanches en toile, portées lors de leurs premières oblations perpétuelles, le 18 février 1911, par Mère Marie-Saint-Viateur et Mère Marie-Joseph-du-Sacré-Cœur, co-fondatrices des Missionnaires Oblates du Sacré-Cœur-et-de-Marie-Immaculée. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
SCAPULAIRE
des Missionnaires Oblates, en laine blanche, orné d'un cœur saignant et glorieux, brodé en relief par Sœur Saint-Basile, M.O., Saint-Boniface, ca 1960. La communauté étant originaire du Manitoba, son costume est bien d'ici. Si certaines religieuses se spécialisaient dans la couture, il va de soi que certaines d'entre elles confectionnaient leur propre costume. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
VÊTEMENTS SACERDOTAUX
ensemble complet, de soie moirée, brodés, peints et ornés d'appliqués, Les Missionnaires Oblates, Saint-Boniface, s.d. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
ÉTOLE
ouvrage à la pointe d'aiguille, fait au Manitoba français par des religieuses, s.d. Coll. S.H.S.B., prêté par le Musée de Saint-Boniface.
CINGULON
d'évêque en macramé, fil de soie, Sœur Saint-Basile, M.O., Saint-Boniface, s.d. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
VOILE D'OSTENSOIR
en soie, peint par Sœur Marie-Immaculée, M.O. (Cécile Leclerq), Saint-Boniface, 1954. Sœur Marie-Immaculée est née aux États-Unis de père français et de mère canadienne. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
VOILE D'OSTENSOIR
blanc, brodé en richelieu, les Missionnaires Oblates, Saint-Boniface, s.d. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
CŒUR
plat fait d'écorce de bouleau, orné de motifs floraux peints, encadrant une photographie de Mère Marie-Saint-Viateur, M.O., s.l., s.d. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
BOUQUET SPIRITUEL
: petit livret peint, dans une couverture et une enveloppe de papier doré, présenté le 21 octobre 1938 par les professes, les novices et les postulantes de la «Maison Chapelle», à Mère Marie-Saint-Viateur lors du jour de son anniversaire. Saint-Boniface. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
CARTES DE SOUHAITS
religieux, peintes sur carton par des religieuses, s.l., s.d. Coll. Cécile Mulaire.
CARTES DE SOUHAITS
religieux peintes sur mica (l'une arborant une médaille de Marie Immaculée) par des religieuses de la région de Sainte-Agathe, s.d. Proviennent de Hélène Lemoine.
PALMES
tressées en filigrane, Missionnaires Oblates, Saint-Boniface, s.d. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
JÉSUS DE CIRE
peint. avec chevelure de cheveux humains collés, et robe de soie avec bordure; petites couvertures; deux colombes de cire. Par Sœur Imelda, S.N.J.M. (Amanda Mulaire), ca 1910. Coll. Cécile Mulaire.
NICHE;
extérieur rustique en bois; intérieur représentant l'une des dix-huit apparitions de Notre Dame de Lourdes. Réalisée pour l'Année Mariale par Sœur Marie-Immaculée, M.O., et un groupe de dames, Saint-Boniface. Fait partie d'un ensemble de niches représentant plusieurs des apparitions reconnues de la Vierge. Coll. Les Sœurs Oblates, Saint-Boniface.
BANNIÈRE
de l'ASSOCIATION SAINT-JOSEPH DE L'UNION MÉTISSE, Saint Pierre, 1898. Broderie en fil d'or sur soie moirée; appliqués; figure du Saint Joseph, mains et pieds : huile sur toile. Sans doute réalisée par des religieuses du milieu. Coll. Paroisse de Saint-Pierre.
LA VIERGE À LA ROSE
huile sur toile, Sœur Marie-Léonille, S.N.J.M. (Florida Lemire), Saint-Boniface, 1954. Les Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, depuis leur fondatrice Mère Marie-Rose, ont toujours accordé une vénération à la Vierge à la rose. Sœur Marie-Léonille a copié pour le couvent de Saint-Boniface la toile que Sœur Jérôme-de-la-Croix (R.-A. Desmarais) réalisait pour l'Oratoire des S.N.J.M. à Montréal en 1926-1927, d'après une reproduction qu'on avait admirée dans une revue de l'époque. On croit que l'originale provenait d'Italie et datait de la fin du dix-septième siècle. Plusieurs éléments dans la toile cependant : le tabouret aux pieds de la Vierge, l'Enfant qui tourne le dos aux spectateurs, les motifs des tapisseries, révèlent de fortes influences du dix-neuvième siècle. Sœur Jérôme-de-la-Croix avait étudié les arts à Detroit, à Florence et à Venise. Coll. Les Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, Saint-Boniface.
SŒUR MARIE-LÉONILLE, S.N.J.M.
dans son atelier à l'Académie Saint-Joseph, Saint-Boniface, 1950. À droite, en bas, dans cet éclectisme bien rangé, un dessin du Monument La Vérendrye de Saint-Boniface, œuvre du sculpteur Jean-Émile Brunet. Photographie coll. Les Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie. Saint-Boniface.
CALICE DE LA PAROISSE DU SACRÉ-CŒUR
argent pur et or, Paul-Émile Laflèche, dentiste, Winnipeg, ca 1942. M. Laflèche a produit, entièrement pour son plaisir, huit calices en plus de diverses petites pièces d'orfèvrerie. Il travaillait les métaux exactement comme il le faisait dans son métier : modèle en cire, moules et fonte des métaux. Photographie du calice prêtée par le Dr Laflèche.
CALICE
illustrant des événements de la vie du Christ, argent pur et or, Paul-Émile Laflèche, Winnipeg, ca 1952. Pièce tout à fait originale d'un artisan autodidacte. Photographie.
CROIX
de fer trouvée dans les ateliers de la maison Les Monuments Brunet, Saint-Boniface, s.d. Coll. Bernard Mulaire.
CALVAIRE DE RUYCK
provenant de la région de Saint-Alphonse, Inscrit «de Ruyck» au verso, s.d. Coll. le Musée de Saint-Boniface.
BANC
en bois provenant de la chapelle des Sœurs Grises, Saint-Boniface, ca 1890. Coll. S.H.S.B., prêté par le Musée de Saint-Boniface.
BÉNÉDICTION DE TROIS CLOCHES
à Sainte-Anne-des-Chênes, 1915. Pour l'occasion, on a richement orné les cloches de guirlandes de fleurs ainsi que de vêtements sacerdotaux. Photographie coll. S.H.S.B.
REPOSOIR DE LA FÊTE-DIEU
Hôpital de Saint-Boniface dirigé par les Sœurs Grises de Montréal, 1935. Notons les jeunes filles habillées en anges et qu'on a disposées tout autour du reposoir sur des piédestaux et dans les fenêtres de la façade de l'hôpital. Photographie coll. S.H.S.B.
DÉCORATION DE CHAPELLE
filigrane découpée dans une feuille de contreplaqué par l'abbé Jean-Marie Comte, Saint-Léon, s.d. L'abbé Comte, un Français, fut ordonné à Saint-Boniface en 1905. On lui doit entre autres la magnifique chaire de l'église de Saint-Claude, conservée au Musée de Saint-Boniface. Coll. S.H.S.B.; prêtée par le Musée de Saint-Boniface.
MAÎTRE-AUTEL
décoré de cinq panneaux illustrant les évangélistes et le cœur sacré de Jésus, peint par l'Alsatien Constantin Tauffenbach. Tel qu'érigé dans l'église de l'abbé Comingues, commencée en 1879, Lorette. Arrivé au Manitoba en 1881 après pérégrinations en Europe et à Montréal, où il décora chateaux et églises, Tauffenbach se place parmi les premiers artistes-résidents de la province. Photographie prise par la maison Élie B. Rocan de Saint-Boniface. Coll. S.H.S.B.
LA CATHÉDRALE DE MGR PROVENCHER
construite à Saint-Boniface entre 1832 et 1858. Croix latine; large façade carrée; deux clochers. Plans dressés par Jérôme Demers de Québec, maçonnerie réalisée par Guillaume Fournier et Jérôme Beauchamp de Montréal, terminée par André Gaudry de La Salle. Reproduction d'une gravure parue dans Illustrated London News, 2 octobre 1858. Gracieuseté Archives publiques du Canada.
LE VIEUX COUVENT DES SŒURS GRISES
de Montréal, Saint-Boniface, 1847. Édifice à deux étages (le deuxième étant le grenier); en pièce sur pièce, assemblées à tenon et coulisse (poteaux sur sole); recouvert de planches verticales; toit normand à quatre versants. Amable Nault, entre autres, aurait travaillé à la construction. Le couvent est aujourd'hui le Musée de Saint-Boniface. Photographie gracieuseté du Musée.
PREMIÈRE ÉGLISE DE SAINT-ALPHONSE
1880-1897. Immense structure à un étage recouverte de planche en déclin. Méthode de construction anglo-américaine. Photographie coll. S.H.S.B.
SANCTUAIRE
en belles planches vernies, de la deuxième église de Saint-Alphonse, 1900. Au centre, Francis Deschower, sans doute le menuisier, si on doit en croire la boîte à angles et la scie qu'il tient dans ses mains. Photographie coll. S.H.S.B.
DEUXIÈME ÉGLISE DE LORETTE
construite entre 1894 et 1900. L'architecte Auguste Gauthier de Lorette aurait tracé les plans de plusieurs autres édifices importants du diocèse de Saint-Boniface. Édouard Morin tailla la pierre; un dénommé Masson de Sainte-Anne-des-Chênes, aidé de Francis Mondor de Lorette, érigea les fondations. Photographie coll. S.H.S.B.
INTÉRIEUR, DEUXIÈME ÉGLISE
de Lorette peint par Louis-Eustache Monty, élève du Montréalais Napoléon Bourassa. Peintre itinérant, Monty laissa des œuvres dans trois autres églises du Manitoba : [l'église de] La Salle, [l'église de] Saint-Jean-Baptiste et [l'église] de l'Immaculée-Conception à Winnipeg. Une vingtaine de tableaux tant sur les murs qu'à la voûte de l'église de Lorette illustrent des scènes [de] la vie de la Vierge et du Christ. Photographie coll. S.H.S.B.
BOISERIE DU COUVENT
des Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, Saint-Boniface, 1912. L'entrepreneur et architecte Joseph Sénécal de Saint-Boniface réalisa en plus l'église de Sainte-Anne-des-Chênes (ca 1895) et les couvents de Saint-Jean-Baptiste (1897), et de Saint-Pierre (1900). Photographie.
VILLAGE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE.
À gauche, l'église érigée en 1884 par le curé Joseph-David Fillion. Au loin, le couvent construit par Joseph Sénécal de Saint-Boniface. Noter au centre la remise du chemin de fer construite en pièce sur pièce assemblées à queue d'aronde. À droite, l'entreprise Guertin & Cie. Photographie coll. S.H.S.B.
LE DEUXIÈME COUVENT DE SAINT-PIERRE
trois étages en brique; toit en mansarde à quatre eaux et clocher. Monsieur Joseph Sénécal de Saint-Boniface, architecte; Arthur Hébert de Saint-Pierre, entrepreneur. Photographie coll. Archives provinciales du Manitoba.

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© Les Éditions du Blé (Collection «Miroir»), 1976.

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